Définition
Il existe un grand nombre de jeux différents mettant en scène des batailles imaginaires entre des créatures inspirées soit d’un univers médiéval fantastique, semblable à celui du « Seigneur des anneaux », soit d’un univers futuriste, semblable à « La Guerre des étoiles » ou reconstituant des batailles historiques célèbres. Ludique, détendant, propice à la réflexion et à la créativité, le jeu de stratégie avec figurines est un loisir passionnant, qui peut se pratiquer à tous les âges. De plus au-delà, de l’aspect stratégique, le jeu avec figurines est un loisir impliquant une notion de création de figurines et de décors. En effet, chaque joueur possède sa propre armée assemblée et peinte par lui-même et souvent sa propre table de jeux. Ce loisir inclus donc la pratique de la peinture et du modélisme. Les jeux de stratégie avec figurines associent donc réflexion, capacités manuelles et artistiques, créativité.
Aspect esthétique
L’aspect esthétique du jeu est important. Bien que tous les joueurs ne soient pas des peintres chevronnés, la plupart s’accordent à dire qu’une partie de jeu de figurines doit se faire avec des figurines peintes et sur un plateau de jeu correctement agencé. C’est comme si chaque joueur d’une partie d’échecs venait avec ses propres pièces, minutieusement peintes durant des heures et des heures, au lieu de jouer avec les pions de bois fournis par les membres du club. Et que, au lieu de se jouer sur un plateau avec des cases simples, la partie se déroule dans un décors qui, de plus, peut influencer les actions de chaque pièce. De l’avis des fans, cet aspect de modélisme participe à rendre le jeu de figurines beaucoup plus attrayant qu’une simple partie d’échecs, avant et après laquelle il suffit de sortir ou de ranger les pions. Toute une partie du plaisir réside dans la constitution, la peinture et la conversion de son « armée ». Cette dimension est encore plus forte que dans les wargame historiques puisqu’elle pousse à la création personnelle. Ce qui permet notamment d’organiser des concours sur le plan esthétique seulement. Il existe de nombreuses galeries sur internet qui présentent des figurines peintes et des œuvres d’art que l’on peut acquérir.
Scénario
Enfin, l’aspect scénaristique, tel qu’il existe dans le jeu de rôle, a une dimension différente. Dans un jeu de rôle, un maître du jeu décrit le déroulement et fait intervenir des personnages non joueurs (PNJ). Dans une partie de jeu de figurines, il n’y a pas réellement de PNJ. Le scénario est un prétexte qui permet de diversifier les façons de jouer. Par exemple, imaginez aux échecs que la victoire ne s’obtienne pas en éliminant le roi, mais en faisant traverser le plateau de jeu au cavalier : les stratégies seraient complètement différentes. Les scénarios utilisés s’appuient en général sur l’univers dans lequel se déroule le jeu. Mais là encore, l’imagination intervient et absolument tout est possible, contrairement à des reconstitutions historiques qui doivent être plus conformes à la réalité historique.
En résumé, le jeu de figurines est une passion complète qui allie stratégie, créativité, art et imagination.
Historique
D’après la légende, ce sont les Autrichiens au XIXe qui commencèrent les premiers de jouer à des Kriegspiel avec des dés… En 1975, probablement au mois de mai, deux hommes du nom de Ian Livingstone et Steve Jackson fondent une petite societé au nom et à l’avenir douteux. Cette societé, vous la connaissez tous, c’est Games Workshop Limited ! Voici le résultat d’une petite recherche sur l’historique réel des éditeurs de Warhammer.
Au commencement…
D’après la légende, ce sont les Autrichiens qui commencèrent les premiers de jouer à des Kriegspiel avec des dés - par rapport aux échecs, prodigieusement plus anciens mais basé sur le même principe original. Et au tout début du XXème siècle, H.G. Wells, l’auteur du fameux livre "la guerre des mondes" fixa le premier des règles dans un petit bouquin que l’on peut toujours trouver, intitulé "Little Wars". Puis ce fut la deuxième guerre mondiale et le wargame devint une triste et horrible réalité.
Par la suite, le renouveau économique laissa à nouveau la place à ce genre d’amusements. Le fameux et excellent Risk voit le jour (toujours distribué dans plusieurs versions différentes). Des societés se développent, différents systèmes voient le jour. Parallèlement, un certain professeur et linguiste, J.R.R. Tolkien, publie un livre-univers en Angleterre : le Seigneur des Anneaux.
En 1968, la jeune societé de Gary Gygax, Tactical Studies Rules (Aujourd’hui bien connue sous le nom de TSR), publiait un wargame médiéval créé avec quelques amis, appelé Chainmail (il existe toujours). Puis, en 71 Dave Arneson et Gygax s’associèrent, s’inspirant de concepts posés par Arneson et les règles de Chainmail, ils jouèrent ce qui est considéré comme la première partie de jeu de rôles… En 74, le celebrissime Donjon et Dragon paraissait.
Enfin, en l’an de grâce 1975, probablement au mois de mai, deux hommes du nom de Ian Livingstone et Steve Jackson fondent une petite societé au nom et à l’avenir douteux. Cette societé, vous la connaissez tous, c’est Games Workshop Limited ! Certains disent que cela se déroula à l’arrière de leur Van crasseux, d’autres dans leur appartement pourri, mais là n’est pas la question. En Juin-Juillet 1977, ils rebatisent leur ancien fanzine "White Dwarf" et le premier numéro bimensuel sort ! Il se vend 50 pounds et les quelques 4000 exemplaires partent très rapidement. Le premier magasin Games Workshop ouvre également, à l’instar des nombreuses licences de la societé, il distribue de nombreuses gammes de wargame tel que Chaosium, Chainmail, Wargames Foundry ; des JDR variés comme D&D, Call of Chtulluh ; ainsi que d’autres jeux de plateau, etc…
Juste avant, en 76, Brian Ansell fonde Citadel Miniatures. Games Workshop apporte son soutien financier à cette societé produisant des figurines pour les jeux de rôles. Et les deux societés se lient réellement avec le temps, GW rachetant Citadel, Brian Ansell reprenant GW… Celui-ci introduit une politique moins élitiste, visant un public plus jeune.
On en arrive à la fameuse année 1981 ou Brian Ansell demande à Rick Priestley de créer un jeu qui combine les meilleurs aspects du Wargame (comme les wargames historiques), des jeux de rôles et de la collection de figurines. Ainsi, Warhammer Fantasy Battle vit le jour ! Bien sûr, ce n’était pas tout à fait ce que nous connaissons… Mais ce wargame, où Bryan Ansell et Richard Halliwell participèrent aussi, devint très populaire.
Les années suivantes voient GW multiplier ses tentatives. Space Hulk, Adeptus Titanicus, Talisman.White Dwarf fait de la pub pour les Livres dont vous êtes le Héros de Livingston et Jackson, et GW vend des licences de RPG pour ordinateurs (attention, nous sommes en 84…). Warhammer Fantasy en est à sa deuxième édition et propose un background. En 86, ils éditent enfin le fameux Warhammer le jeu de rôle. Sorte de réponse britannique envers le succès de D&D, son succès en Europe et au Royaume-Uni est très important. Jervis Johnson publie le fantastisque Blood Bowl ! Suivent encore quelques autres tentatives tel que Chainsaw warrior.
Fin 87 sort un jeu du nom de Rogue Trader - Warhammer 40’000. Il ne s’agit que d’une vague tentative commerciale avec une gamme restreinte de figurines.
Le vent change en 1988, GW cesse de distribuer les rares JDR ou marques étrangères, se concentrant uniquement sur leurs produits. Bryan Ansell et Rick Priestley prennent la tête de l’entreprise. Livingstone s’oriente vers le jeu vidéo.Games Workshop ressemble de plus en plus à la societé que l’on connaît, et des hobbyistes commencent de râler à propos de leur politique, déjà pour les mêmes raisons qu’actuellement. Blood Bowl seconde édition paraît avec son fameux terrain en Astrogranit, le premier Realms of Chaos : Slaves to Darkness. Il est amusant de savoir que le script de celui-ci avait déjà été écrit lors de la première version de Warhammer. Mais le manuscrit a traîné toutes ces années sous un lit. Le background s’épaissit de plus en plus. Les supplément Realms of Chaos, notamment, sont communs à WH fantasy, WH 40K et WHFRP. Heroquest, le jeu de plateau grand public cousin du JDR remporte un vif succès. La plupart des anciens jeux arrivés jusqu’à nous datent de cette époque.
Une petite parenthèse sur Ian Livingstone. Savez-vous que ce cher monsieur, fondateur de GW est aussi actuellement le directeur créatif d’Eidos. Qu’il est à l’origine du très fun Deathtrap Dungeon et de… Tomb Raider ! C’est lui, avec Jackson, qui a inventé le concept des livres dont vous êtes le héros. Il a rejoint l’industrie du jeu vidéo parce qu’il y voyait un grand avenir, pensant que le jeu de figurine était voué au néant. Auteur de jeux à succès… (C’est lui sur la photo.) Je ferme la parenthèse.
En 1991, Bryan Ansell, notamment pour des raisons de santé, vend Games Workshop à un consortium bancaire. Thomas Kirby, manager du studio, et Chris Prentice sont les investisseurs principaux et deviennent présidents de la societé. Dix millions de livres, oui 10 000 000 £ Tel fut le prix. (25 millions de francs suisses ! 100 millions de francs français ! et euh, environ 17 millions d’euros). Imaginez la valeur actuelle de la societé… Pas mal pour une societé qui édite des petites figurines, non ? Toujours est-il que sous la direction de Kirby et Prentice, GW prend une tournure encore plus axée "ados", l’ambiance passe de très sombre à quelque chose de plus sympathique, plus fantasy.
Warhammer arrive, en 92, à sa quatrième édition. La boîte de base inclut cette fois des figurines, certains livres V5 sont encore des reliques de cette édition qui n’est plus si ancienne. Games Workshop prend pied sur le continent, traduisant ses jeux. La première boutique française ouvre à Paris ! Man’O War, le jeu de batailles navales, voit le jour en 93. 40K connaît une nouvelle édition et sort également en France en 94. Puis Warhammer Quest, dans la lignée d’Hero Quest voit le jour en 95. 1996 voit la sortie de Warhammer Fantasy Battle V5.
En 1998, plusieurs événements importants. D’abord, moi, votre serviteur, je commence Warhammer. (Primordial à la bonne compréhension de l’histoire GW, non ?) La troisième édition de warhammer 40’000. Peu avant, en 97, Epic venait de voir le jour. Puis c’est Mordheim (en 99), Battle Fleet Gothic (la boîte en français n’est pas sortie, mais les règles traduites sont aujourd’hui publiées gratuitement sur le site de GW) et Warmaster. Et surtout, en 2000, c’est la sixième édition de Warhammer Fantasy ! Le système a connu de sacrés changements, notamment avec l’introduction des choix (Base, rare, …) et les règles sont révisées.
Ces derniers temps, GW exploite un nouveau créneau, celui de la vague de succès des films Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson. Des suppléments et des figurines sont prévus jusqu’en 2008 au moins. Autrement, dit Alessio Cavatore n’est pas près de lâcher. Il faut dire que GW a fait de gros investissement, tant au niveau des droits d’auteurs (tout sauf le Silmarillon) que par exemple de leur rachat de la societé produisant leurs plastiques.
Games workshop tâche aujourd’hui de compléter et d’animer sérieusement ses deux principaux jeux. Ils lancent de grandes campagnes mondiales. Donnent un peu de jeune à leurs figurines, rééditant les gammes et à leurs illustration. Pour demain, ils nous préparent une nouvelle édition de 40’000 (futur très proche), et, chose très étonnante, prévue pour mi-2005, une réédition de Warhammer le jeu de rôles ! Celui-ci comprendra un background remis à jour (correspondant avec la version actuelle de GW et non pas avec vingt ans de retard) et des règles un peu corrigées.
Brève présentation
Le but du jeu
Warhammer se joue tout d’abord avec des figurines. Il est donc nécessaire pour tout joueur de s’être constitué une armée d’une race particulière avant de pouvoir jouer. Le but du joueur est donc de remporter la partie en remplissant les conditions fixées. En règle générale, l’unique objectif est de détruire le plus possible l’armée adverse. Cela se fait en calculant les points de victoire. Chaque figurine ou unité ayant un coût particulier, si elle est détruite à moitié et totalement, elle fait gagner à l’adversaire un certain nombre de points. Tuer le général, capturer des bannières ou des quarts de tables en rapporte également. On calcule la différence de points de victoire entre les deux joueurs, puis on se réfère à un tableau qui précisera s’il s’agit d’un match nul, d’une victoire mineure ou d’un massacre.
D’autres objectifs sont parfois utilisés, comme capturer une zone du champ de bataille, faire une percée en faisant sortir le maximum de ses unités par le bord adverse de la surface de jeu.
Le monde de Warhammer
De nombreux peuples se partagent les territoires du monde de Warhammer. La plupart des peuples sont humains, qu’ils viennent du Vieux Monde, d’Arabie, de Norsca, de Nippon, etc. De nombreuses autres races non humaines sont également présentes. Certaines sont proches des humains biologiquement (comtes-vampires, ogre) ou physiquement (elfes et nains). D’autres races sont totalement à part, commes les races peaux-vertes (orques et gobelins), les skavens, les hommes lézards…
Warhammer 40000
Warhammer est quelque fois vu comme le passé lointain de Warhammer 40000, mais les deux univers sont suffisamment éloignés pour être considérés comme indépendants. En fait, d’anciens suppléments communs aux deux jeux (comme Realms of Chaos) laissent largement sous-entendre que le monde de warhammer et celui de 40 000 sont contemporains l’un de l’autre.
L’univers de Warhammer 40000 prend place dans notre galaxie, au 41ème millénaire après que "l’ Empereur" ait réunifié tout les clans anarchiques et les royaumes décadents de l’ancienne terre pour créer les fondements d’un empire militariste intersidéral (L’Imperium). Si la galaxie est largement dominée par l’humanité, regroupée principalement au sein de l’Imperium, elle est également habitée par de nombreuses autres races extraterrestres, intelligentes et impitoyables. Attention, Warhammer 40000 ne représente pas le futur de Warhammer, contrairement à ce que l’on pourrait croire, puisque il est en fait censé représenter notre propre futur. En effet la capitale de l’Imperium est une planète appelée Terra, planète placée dans un système solaire identique au notre. De plus dans l’Imperium la langue en vigueur est le Gothique, un mélange d’anglais et de latin.
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